
Madagascar n’a pas fini de séduire les scientifiques du monde entier. Le 29 octobre dernier, à Antananarivo, une équipe de chercheurs suisses et Malgaches a dévoilé les résultats de ses travaux sur le site archéologique de Teniky, niché au cœur du massif d’Isalo, l’un des paysages les plus emblématiques du sud de l’île.
Un site vieux d’un millénaire
Les aménagements rupestres de Teniky seraient vieux de 1 000 ans. Cette datation a été rendue possible grâce à la découverte de fragments de céramique de cette époque, dont les origines géographiques se révèlent particulièrement lointaines, signe que le site s’inscrivait dans des réseaux d’échanges de grande envergure.
Selon les scientifiques ayant participé à l’étude, Teniky était probablement un lieu important, consacré au rassemblement et à la vie religieuse. Les chercheurs y ont en effet découvert des bassins comparables à des autels, qui auraient servi à des cérémonies.
Une origine perse ?
L’hypothèse avancée remet en question une idée longtemps admise. Le site était jusqu’ici considéré comme un refuge construit par des marins portugais au XVIe siècle. Les chercheurs penchent désormais pour une occupation par des populations venues de la Perse ancienne, l’actuel Iran, en raison de ressemblances frappantes entre les constructions de Teniky et des structures présentes dans cette région.
Ces résultats sont issus d’une deuxième expédition conduite sur place par la même équipe, après une première mission menée en 2020. Un travail de longue haleine qui montre que Teniky n’a pas encore livré tous ses mystères.
Entre ses vestiges dispersés à travers les régions et ses paysages spectaculaires, Madagascar continue d’attirer les scientifiques du monde entier. Pour les voyageurs curieux, Isalo, avec ses canyons, ses formations de grès et ses piscines naturelles, offre une raison de plus de découvrir la Grande Île : celle d’un territoire où nature et histoire ancienne se rencontrent encore, et où chaque exploration peut révéler une nouvelle page du passé.


