peuple et culture madagascar

À la rencontre d’un peuple et d’une culture

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Madagascar est fascinante par sa biodiversité mais aussi par sa culture métissée aux origines à la fois asiatique et africaine. « La grande île » ne manquera pas de vous ébahir, son peuple chaleureux et bienveillant vous accueillera afin de vous faire découvrir son île au travers de ses traditions, ses savoir-faire et sa culture.

Culture

L’artisanat sous toutes ses formes

L’artisanat est une activité essentiellement rurale mais qui tend à se développer dans les villes. Les objets artisanaux sont très souvent utilitaires et liés aux activités agricoles. Ces dernières années, la qualité d’un artisanat plus décoratif et esthétique s’est considérablement développée. On retrouve notamment la broderie, véritable tradition, toutes les jeunes filles apprennent à coudre et à broder. La production de soie naturelle (à partir du ver à soie) et de soie sauvage (qu’on trouve dans les forêts de tapia) de nombreuses fabriques se visitent. L’artisanat du bois est une des grandes fiertés de l’île. Que ce soit les sculptures Zafimaniry, classées au Patrimoine mondial de l’UNESCO, ou de la simple marqueterie, la sculpture du bois sous toutes ses formes est un incontournable de Madagascar. La ferblanterie est également une pratique très courante, puisque rien ne se jette, tout se recycle, la plupart des taxi-brousse sont faits à partir d’objets recyclés. La vannerie, la bijouterie et la production de papier Antemoro sont encore d’autres trésors culturels qu’offre l’île.

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charrue madagascar se déplacer autrementLe riz et le zébu, symboles de la culture malgache

Impossible d’évoquer Madagascar sans parler du riz. Le pays vit au rythme des deux saisons du riz (récolte en décembre/janvier et en avril). Les paysages qui sont souvent agrémentés d’un véritable patchwork de petites rizières changent aussi considérablement au fil des saisons. Le zébu quant à lui est omniprésent dans le décor malgache. Le zébu est le symbole de toutes les valeurs. La couleur de sa robe exprime les circonstances joyeuses ou douloureuses de la vie. Les bucranes (crâne et cornes) ornent les tombes. La corrida Betsileo ou « Savika » qui consiste à s’accrocher le plus longtemps possible à la bosse de ces superbes animaux, n’a pour but que de rendre hommage à leur force. Il faut assister à ces représentations, notamment à Fianarantsoa ou dans les villages environnants, quand musique et costumes traditionnels se joignent à la fête. Les zébus sont régulièrement associés aux travaux des champs. Vous verrez de petits troupeaux, harangués par de jeunes gardiens, qui piétinent les sols afin de les préparer au repiquage du riz.

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Traditions et cultures

De très nombreuses manifestations culturelles ponctuent la vie des différentes ethnies qui peuplent la grande île. Si certaines sont annuelles, plusieurs reviennent selon un cycle plus ou moins long. Le Fanompoambe (bain des reliques royales sakalava) à Mahajanga en juin/juillet. Le Sambatra (circoncision collective Antambahoaka en région Mananjary qui a lieu tous les 7 ans). Dans les quartiers les plus populaires des grandes villes et à même le trottoir ou dans les villages de « brousse », vous surprendrez bon nombre de joueurs de cartes ou de dominos. Plus traditionnel et original, le Fanorona qui se pratique sur les hautes terres.

Vous pourrez également assister à de nombreux festivals associant souvent musique et défilés, citons le Donia à Nosy be (autour de la Pentecôte), le festival des baleines à Sainte-Marie (entre le mois d’août et le début septembre), la Feria Oramena ou fête de la langouste à Fort-Dauphin (juin), le Festimania à Ambositra (juin), le festival Toliara Tsimiroro « Tuléar ne dort jamais », Avy Letchi e ! à Tamatave (novembre), Bassessa Tour à Mahanoro (août), Akory lahaly à Brickaville (festival de danse folklorique en juin), les régates (août) et le carnaval (juin) de Diego Suarez, le festival du vin à Fianarantsoa (février), le festival Makoa à Morondava (hommage aux esclaves en juillet), le festivanille de la région SAVA (octobre).

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La gastronomie malgache

La cuisine malgache dispose de quelques mets traditionnels. En premier lieu, le Romazava de zébu, véritable plat national. De petits cubes de viandes de zébu servis avec du riz, un rougail de tomates et ce « bouillon clair » qui est la traduction du mot Romazava. Le rouge des tomates, le vert des brèdes (feuilles) qui agrémentent le bouillon, et le blanc du riz composent les couleurs du drapeau national. Le « Henakisoa sy Ravitoto » (viande de porc avec des feuilles de manioc pilées), le « Henakisoa sy amalona » (viande de porc mélangée avec de l’anguille)… les repas s’accompagnent, notamment en brousse, du « Ranovola » (boisson brune à base d’eau de cuisson du riz). En dehors de ces plats traditionnels, il faut insister sur les qualités organoleptiques exceptionnelles des produits du terroir malgache : que ce soient les fruits et légumes (sur les Terres Centrales poussent sur les mêmes sols des haricots verts et des christophines, des pommiers et des litchis…) ou la viande, notamment celle de zébu qui est des plus goûteuse. Un très grand nombre d’excellentes tables jalonnent le pays et l’on peut affirmer que les plaisirs gastronomiques font aujourd’hui partie intégrante des joies d’un voyage à Madagascar tant quelques chefs savent marier les recettes traditionnelles françaises et les savoureux produits du terroir malgache. Les amateurs de poissons et de fruits de mer se régaleront quasiment partout sur les côtes. Ceux qui aiment la cuisine asiatique apprécieront les fameuses soupes chinoises de Tamatave…

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Le patrimoine architectural

Deux villes disposent d’un bel ensemble de demeures coloniales : Tamatave et Diego Suarez. Grâce aux guides de l’association « Les Amis de Toamasina », on peut parcourir aisément la ville à la découverte de ses monuments, places, musées et anciennes habitations coloniales. A Diego Suarez, l’Office Régional du Tourisme a aménagé tout un ensemble de grands panneaux explicatifs qui détaillent l’histoire et les richesses architecturales de la ville. Outre l’architecture coloniale, le plus bel ensemble architectural historique est constitué par le Rova de Manjakamiadana. Ce « Palais de la Reine » surplombe tout Antananarivo et fut, malheureusement, le siège d’un incendie en novembre 1995. Il est en très grande partie réhabilité aujourd’hui. On trouve également le Rova d’Ambohimanga. L’une des douze collines sacrées autour d’Antananarivo fut longtemps le siège de la royauté Merina. À une vingtaine de kilomètres au nord d’Antananarivo subsiste un palais fortifié (« Rova ») classé au patrimoine culturel mondial de l’UNESCO depuis 2001. Découverte émouvante de ce que fut la demeure royale d’Andrianampoinimerina, le grand roi fédérateur malgache. Le Rova d’Antongona, ce Rova est en effet perché sur un énorme rocher qui semble dominer tout le pays Merina. À moins d’une heure de la capitale, après une petite ascension par des sentiers qui furent édifiés il y a 150 ans et bordés de murs d’enceinte biens conservés, l’on arrive au sommet. À 1500 m d’altitude, on jouit d’une vue grandiose.

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